
QUELQUES CONSEILS : Association Française des Aidants Familiaux
C'est bien de s'occuper d'un proche, de vouloir prendre soin de lui, mais il faut aussi prendre le temps de penser à soi, de s'occuper de soi : de souffler tout simplement.
- Anticiper
Mettez des aides en place tant que vos parents vieillissants et votre enfant handicapé peuvent décider eux-mêmes : le changement sera mieux accepté
- Utiliser les relais existants
Faîtes appel dans un premier temps à votre entourage : parents, voisins ou amis à une aide à domicile si vos moyens vous le permettent ou parlez-en à l'assistante sociale de votre CCAS.
- Accepter ses limites
Accepter de déléguer pour vous économiser (proche ou professionnel)
- Essayer de prendre du recul
N'oubliez pas que votre rôle est d'aider votre proche à rester autonome le plus longtemps possible
- Relativiser
Le ménage, les repas, la toilette sont certes indispensables, mais attention de ne pas vous focaliser sur les détails. Prenez le temps de vous aimer et de partager encore de bons souvenirs.
CONSEILS INPES
Pour diminuer le fardeau :
- Ne pas se donner d'objectifs héroïques
- Penser à soi
- Se donner du répit
- Ne pas hésiter à demander de l'aide
- Requérir les aides extérieures
- Rencontrer les associations de familles
- Consulter si le stress devient important
Pour apprendre à communiquer : proches atteints de la maladie d' Alzheimer
Le maintien d'une communication même limitée conforte le patient dans sa position de sujet et dans son implication sociale. Il est important d'apprendre aux familles à diversifier leurs moyens de communication en fonction de l'évolution de la maladie : simplification du discours, recours à des post-it, pancartes, tableaux blancs, dessins, logos, gestes, mimiques, etc.
La HAS recommande un suivi régulier et personnalisé des aidants
A la suite de la publication des recommandations
de bonne pratique
autour de la maladie d’Alzheimer et des maladies
apparentées¹,la HAS prend en compte les besoins
médicaux des personnes entourant les
patients atteints d’Alzheimer et publie des
recommandations de bonne pratique
« Maladie d’Alzheimer et maladies apparentées :
suivi médical des aidants naturels ».
Ces recommandations ont été élaborées dans
le cadre de la mesure 3 du plan Alzheimer 2008-2012
pour lequel la HAS a publié de nombreux travaux.
L’objectif de ces recommandations destinées
essentiellement aux médecins généralistes est de
définir l’organisation et le contenu d’une consultation
annuelle qui est à proposer aux aidants naturels
de patients ayant une maladie d’Alzheimer
ou une maladie apparentée.
L’aidant naturel est le terme commun pour désigner
une personne ou un groupe de personnes
qui vit et agit dans l'entourage immédiat d'une
personne malade, souffrante, ou en perte d' autonomie.
Une consultation annuelle recommandée
L’aidant naturel peut progressivement
négliger son propre état de santé.
Afin d’éviter cela, la Haute Autorité de Santé
recommande à tous les professionnels de santé
impliqués dans la prise en charge
du malade atteint d’Alzheimer de rester
attentifs à l’état de santé de l’aidant et aux effets
délétères que l’accompagnement
du patient peut induire.
Pour cela, une consultation annuelle
(en plus de la consultation tous les 6
mois dédiée au patient atteint d’Alzheimer ou d’une
maladie apparentée) pourra
être proposée à chaque personne aidant le patient
(cf. Recommandations de Bonnes
Pratiques RBP « Diagnostic et prise en charge
de la maladie d’Alzheimer
et des maladies apparentées » - Janvier 2010) .
Contenu de la consultation annuelle
Cette consultation est l’occasion pour le médecin
traitant d’être particulièrement attentif à l’état
psychique de l’aidant, à son état nutritionnel et à
son niveau d’autonomie physique et psychique.
Afin de s’assurer de la bonne santé de l’aidant et
en prenant en compte le contexte familial, social et
culturel, sont à rechercher
une souffrance, des troubles anxieux et/ou dépressifs
ou encore des troubles du sommeil.
Le médecin généraliste doit aussi vérifier
le bon niveau d’adéquation
entre les besoins du patient et les moyens mis en place.
Si nécessaire, il pourra orienter l’aidant vers
d’autres professionnels (assistante sociale, etc.),
des structures de proximité
(centre communal d’action sociale : CCAS,
maisons pour l’autonomie et l’intégration
des malades d’Alzheimer : MAIA, etc.)
ou encore des associations de patients.
YM
mis à jour le 05/04/2010
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2. titi Le 17/07/2009 à 20:24